Satellites en orbite : mécanique et applications

Types d'orbites et vitesses cosmiques

Classification des orbites terrestres

Type Altitude typique Exemple d'usage
LEO (basse orbite) 300 - 2000 km Observation, ISS, constellations (Starlink)
MEO (orbite moyenne) ~20 000 km Navigation (GPS, Galileo)
GEO (géostationnaire) 35 786 km Télécommunications, météo
SSO (héliosynchrone) 600 - 800 km, orbite polaire Imagerie terrestre à heure solaire fixe

Orbite géostationnaire

Un satellite géostationnaire a une période égale à celle de la rotation de la Terre (jour sidéral, T = 86 164 s) et une orbite équatoriale circulaire. Il reste fixe au-dessus d'un point de l'équateur, ce qui explique son usage massif pour les télécommunications et les antennes paraboliques fixes.

Vitesses cosmiques

  • Première vitesse cosmique (mise en orbite basse, r ~ rayon terrestre) : v1 = sqrt(G*M/R) ~ 7,9 km/s
  • Deuxième vitesse cosmique, dite vitesse de libération (évasion du champ de gravité) : v2 = sqrt(2GM/R) = v1*sqrt(2) ~ 11,2 km/s

La vitesse de libération correspond à une énergie mécanique nulle (Em = 0) : l'objet atteint théoriquement l'infini avec une vitesse nulle.

Piège classique

Une orbite héliosynchrone n'est pas géostationnaire : elle est basse et polaire (inclinaison proche de 90 degrés), choisie pour survoler chaque point du globe à la même heure solaire locale, un atout précieux pour comparer des images prises à des dates différentes.

Remarque

Kepler énonce ses lois pour un centre attracteur fixe. En toute rigueur, pour deux corps de masses comparables, il faudrait utiliser la masse réduite et le centre de masse commun, mais l'approximation M >> m est excellente pour tout satellite artificiel autour de la Terre.