Le circuit RLC libre : régime transitoire
Les trois régimes d'un circuit RLC libre
Discriminant et régimes
Le signe de Delta = (omega0/Q)^2 - 4*omega0^2, ou de façon équivalente la comparaison de Q à 1/2, fixe le régime d'évolution du circuit :
| Condition | Régime | Allure |
|---|---|---|
| Q < 1/2 | apériodique | retour lent vers zéro, sans oscillation |
| Q = 1/2 | critique | retour le plus rapide possible, sans oscillation |
| Q > 1/2 | pseudo-périodique | oscillations amorties |
Régime pseudo-périodique (le plus fréquent en pratique)
Pour Q > 1/2, la solution s'écrit :
q(t) = A*exp(-t/tau)cos(omegat + phi)
avec tau = 2Q/omega0 (temps caractéristique d'amortissement) et omega = omega0sqrt(1 - 1/(4*Q^2)), la pseudo-pulsation, toujours légèrement inférieure à omega0.
Exemple concret
Pour L = 1 H, C = 1 uF, R = 100 ohms : omega0 = 1/sqrt(L*C) = 1000 rad/s, et Q = (1/R)sqrt(L/C) = 10. Comme Q > 1/2, le circuit oscille en s'amortissant lentement : l'enveloppe décroît en exp(-t/tau) avec tau = 2Q/omega0 = 0.02 s.
Cas limite Q >> 1
Quand Q est très grand (R très faible), omega tend vers omega0 et l'amortissement devient très lent : le circuit se comporte presque comme un LC idéal, dont les oscillations ne s'atténuent jamais.
Piège classique
Un piège fréquent est de croire que le régime critique est le plus rapide 'avec' oscillation : c'est en réalité la frontière exacte entre les deux régimes non oscillants, et c'est le plus rapide parmi ceux-ci uniquement.

