L'aire sous une courbe
L'intégrale comme aire algébrique
L'intégrale mesure une aire — mais une aire algébrique, c'est-à-dire signée. C'est le point crucial à comprendre pour ne jamais se tromper.
Là où la courbe est au-dessus de l'axe des abscisses, quand est positive, l'aire compte positivement. Là où elle passe en dessous, quand est négative, l'aire compte négativement.
| Position de la courbe | Signe de | Contribution à l'intégrale |
|---|---|---|
| au-dessus de l'axe | positive | |
| en dessous de l'axe | négative |
Conséquence importante : si une partie est au-dessus et une autre en dessous, l'intégrale fait la différence des deux aires.
Elle peut même être nulle si les deux se compensent, alors que la surface réellement colorée, elle, n'est pas nulle.
Un exemple parlant : l'intégrale de la fonction sinus sur une période complète vaut , car la bosse positive et le creux négatif se compensent exactement.
Pourtant, la surface entre la courbe et l'axe n'est pas nulle.
Retiens la distinction, source de la moitié des erreurs : l'intégrale donne une aire signée. Si l'on veut la vraie aire géométrique, toujours positive, il faut tenir compte du signe de — c'est l'objet de la leçon suivante.

