La biodiversité, une histoire en mouvement
Les preuves de l'évolution
Les fossiles, des archives du passé
Les fossiles sont des restes ou des traces d'organismes anciens, conservés dans les roches. Ils permettent de reconstituer, comme les pages d'un livre d'histoire, la succession des formes de vie au cours du temps. On peut ainsi observer, dans des couches géologiques de plus en plus récentes, l'apparition progressive de nouvelles caractéristiques : par exemple, la lignée fossile qui relie certains reptiles anciens aux oiseaux actuels montre l'apparition graduelle des plumes et de certains os propres aux oiseaux.
Les ressemblances anatomiques
Autre preuve majeure : la comparaison des squelettes d'espèces différentes révèle des ressemblances frappantes, malgré des fonctions très différentes. Le bras d'un être humain, l'aile d'une chauve-souris, la nageoire d'une baleine et la patte d'un chat contiennent, dans un ordre comparable, les mêmes types d'os. Cette ressemblance de structure, appelée homologie, s'explique par une origine commune : ces espèces descendent d'un même ancêtre, dont le squelette de base s'est ensuite modifié différemment selon les milieux de vie.
Les preuves apportées par la génétique
Depuis quelques décennies, la comparaison de l'ADN entre espèces apporte une preuve supplémentaire, très précise : plus deux espèces partagent un ancêtre commun récent, plus leur ADN est semblable. Par exemple, l'ADN humain et l'ADN du chimpanzé sont semblables à plus de 98%, ce qui reflète un ancêtre commun relativement récent à l'échelle de l'histoire du vivant.
Trois preuves qui convergent
- les fossiles, qui montrent une succession progressive des formes ;
- l'anatomie comparée, qui révèle des structures communes héritées ;
- la génétique, qui quantifie la parenté entre espèces.
Ce sont ces trois types de preuves indépendantes, qui pointent toutes dans la même direction, qui rendent la théorie de l'évolution aussi solide scientifiquement.

