Contractions et suites itérées
Suites itérées et convergence géométrique
La suite des itérées
Étant donné et un point de départ , la suite des itérées est définie par récurrence :
Si cette suite converge vers un réel et si est continue, alors en passant à la limite dans la relation de récurrence on obtient : la limite est nécessairement un point fixe. Toute la question est donc de garantir la convergence.
Décroissance géométrique de l'erreur
Supposons -contractante et admettant un point fixe . En appliquant la définition au couple , et puisque :
Une récurrence immédiate donne alors la majoration fondamentale :
Comme , on a , donc : la convergence est géométrique, et elle a lieu quel que soit le point de départ.
Un exemple à suivre pas à pas
Itérons à partir de . Le point fixe, appelé nombre de Dottie, vaut .
L'erreur est divisée par un peu plus de toutes les deux étapes, ce qui correspond bien à par itération de rang pair :
Estimations d'erreur utilisables
En pratique on ne connaît pas , donc la majoration en ne sert à rien telle quelle. Deux variantes se calculent, elles, à partir des seules valeurs observées :
La première, dite a priori, permet de fixer à l'avance le nombre d'itérations nécessaires ; la seconde, dite a posteriori, transforme l'écart entre deux termes consécutifs en majoration de l'erreur réelle. C'est le critère d'arrêt utilisé dans les algorithmes.
Piège classique
Croire qu'une suite définie par converge dès que possède un point fixe. Pour , le point fixe est , et pourtant la suite issue de vaut : elle diverge, car . Le point fixe est alors dit répulsif. Seule la contraction garantit qu'il est attractif.

