La forme des orbitales et le remplissage
Les orbitales s, p et d
Des formes dictées par le nombre l
La forme d'une orbitale est fixée par le nombre quantique secondaire l. Chaque type a une géométrie caractéristique, qu'on peut visualiser comme la « silhouette » du nuage de probabilité.
L'orbitale s (l = 0) : la sphère
L'orbitale s est sphérique : la probabilité de présence ne dépend que de la distance au noyau, pas de la direction. Le nuage entoure le noyau de façon parfaitement symétrique.
Orbitale s (vue en coupe) :
. : ' ' : .
: . ' ' ' . :
: . ' (+) ' . : <- symetrie spherique
: . ' ' . : (aussi dense dans
: . ' ' ' . : toutes les directions)
' : . . : '
L'orbitale p (l = 1) : l'haltère
L'orbitale p a la forme de deux lobes opposés, comme un haltère, avec un plan nodal au niveau du noyau (probabilité nulle exactement au centre). Il en existe trois orientations, selon les trois axes :
Orbitale p (une des trois, ex. "pz") :
___
/ \\
| lobe | <- lobe "+"
\\___/
(+) <- noeud au noyau (proba nulle ici)
___
/ \\
| lobe | <- lobe "-"
\\___/
Les trois orientations : px (axe x), py (axe y), pz (axe z)
L'orbitale d (l = 2) : quatre lobes
Les orbitales d sont encore plus complexes, avec typiquement quatre lobes (formes en trèfle). Il en existe cinq orientations. On ne les détaille pas ici, mais on retient qu'elles apparaissent à partir de n = 3 et jouent un rôle clé pour les métaux de transition.
Orbitale d (type "trefle") :
lobe lobe
\\ /
(+) <- quatre lobes autour du noyau
/ \\
lobe lobe
Récapitulatif des formes
Type l Forme Nb d'orientations Nb d'electrons max
---- -- ------------- ----------------- ------------------
s 0 sphere 1 2
p 1 haltere 3 6
d 2 trefle (4 lobes) 5 10
f 3 complexe 7 14
Le nombre d'électrons par type découle directement : (nombre d'orientations) × 2 (les deux spins). Ce sont ces capacités — 2, 6, 10, 14 — qui dessinent les blocs du tableau périodique (bloc s large de 2, bloc p de 6, bloc d de 10, bloc f de 14).
En résumé
La forme de l'orbitale dépend de l : s (l=0) est sphérique, p (l=1) a la forme d'un haltère à deux lobes (3 orientations), d (l=2) présente quatre lobes en trèfle (5 orientations). Le nombre d'électrons par type — 2, 6, 10, 14 — vient du nombre d'orientations multiplié par les deux spins, et détermine directement la largeur des blocs du tableau périodique.

