L'amplification : modèle petit signaux et montages

Les montages amplificateurs et leurs limites

Les trois montages fondamentaux

Montage Borne commune Gain tension Gain courant Ze Zs Usage typique
Émetteur commun émetteur élevé (environ -100) élevé moyenne moyenne/haute amplification générale
Collecteur commun (suiveur) collecteur proche de 1 élevé haute basse adaptation d'impédance
Base commune base élevé proche de 1 basse haute hautes fréquences

Bande passante et distorsion

Un amplificateur réel n'est linéaire et de gain constant que dans une plage de fréquences (bande passante, définie à -3 dB) et pour une amplitude d'entrée limitée. Au-delà d'une certaine amplitude, le point de fonctionnement instantané sort de la zone active : il y a écrêtage (clipping), source d'harmoniques indésirables et de distorsion.

Classes de fonctionnement

  • Classe A : le transistor conduit sur tout le cycle (360 deg), forte linéarité mais faible rendement (moins de 25 pourcent en théorie).
  • Classe B : conduction sur une demi-période seulement, meilleur rendement mais distorsion de croisement.
  • Classe AB : compromis entre A et B, très utilisé en audio.

Contre-réaction

Injecter une fraction du signal de sortie en opposition de phase sur l'entrée (contre-réaction négative) réduit le gain mais améliore la stabilité, la linéarité et la bande passante : c'est le principe utilisé dans la plupart des amplificateurs à transistors et des amplificateurs opérationnels.

Piège classique

Croire qu'augmenter Rc augmente indéfiniment le gain Av = -Rc/re : au-delà d'une certaine valeur, Vce0 devient trop faible, le transistor entre en saturation et le signal de sortie est écrêté avant même d'atteindre l'amplitude attendue.