Appliquer la deuxième loi de Newton
Cas particuliers, chute libre et pièges à éviter
La chute libre : un cas particulier important
En chute libre, seule la pesanteur agit sur l'objet (on néglige les frottements de l'air). La deuxième loi donne alors :
P = m x a -> m x g = m x a -> a = g
L'accélération est donc égale à g (environ 9.8 m/s^2), et surtout, elle ne dépend pas de la masse de l'objet ! Une bille de fer et une plume tombent à la même vitesse dans le vide, contrairement à l'intuition.
Le plan incliné
Sur un plan incliné sans frottement faisant un angle alpha avec l'horizontale, la composante du poids parallèle au plan vaut m x g x sin(alpha). La deuxième loi projetée sur cet axe donne :
m x g x sin(alpha) = m x a -> a = g x sin(alpha)
Là encore, la masse disparaît de l'expression finale de l'accélération.
Tableau récapitulatif
| Situation | Accélération |
|---|---|
| Chute libre | a = g |
| Plan incliné sans frottement | a = g x sin(alpha) |
| Force F seule, sans frottement | a = F/m |
Pièges classiques à éviter
- Confondre poids (force, en N) et masse (en kg) : le poids dépend de g, la masse non.
- Oublier que la deuxième loi ne s'applique que dans un référentiel galiléen (non accéléré).
- Croire qu'un objet plus lourd tombe plus vite : c'est faux en l'absence de frottements, l'accélération de chute ne dépend pas de m.
- Oublier de projeter correctement les forces sur les axes lorsque le mouvement n'est pas purement horizontal ou vertical.
Ces pièges sont fréquents lors des contrôles : bien identifier le référentiel et faire un schéma clair permet de les éviter.

