Le principe du titrage acido-basique
Le montage : burette, bécher et détection de l'équivalence
Le matériel du titrage
Un titrage classique utilise un montage simple mais précis :
- une burette graduée, fixée verticalement sur un support, contenant la solution titrante (celle dont on connaît la concentration) ;
- un bécher (ou un erlenmeyer), placé sous la burette, contenant un volume précis de solution titrée, souvent mesuré avec une pipette jaugée ;
- un agitateur magnétique, pour homogénéiser le mélange en continu pendant l'ajout de solution titrante.
burette (solution titrante)
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v (le liquide coule goutte a goutte)
becher (solution titree + agitateur magnetique)
Comment repérer l'équivalence
Le défi est de savoir précisément quand on a atteint l'équivalence, puisque la réaction est invisible à l'œil nu. Deux méthodes principales existent :
- un indicateur coloré acido-basique (comme la phénolphtaléine ou le bleu de bromothymol), une espèce chimique qui change de couleur selon le pH : sa teinte vire brusquement au voisinage de l'équivalence ;
- un pH-mètre, une sonde qui mesure le pH en continu : on trace alors la courbe pH en fonction du volume versé, et l'équivalence correspond au point où la courbe présente le saut de pH le plus brutal (repéré par la méthode des tangentes).
Pourquoi le pH-mètre est plus précis
Un indicateur coloré donne un résultat visuel, dépendant de l'œil de l'expérimentateur et de la zone de virage propre à l'indicateur choisi. Un pH-mètre donne une valeur numérique exacte, ce qui permet de repérer l'équivalence avec beaucoup plus de précision, surtout pour des réactions où le saut de pH est peu marqué.
Erreur classique
Ne verse jamais la solution titrante trop vite près de l'équivalence : le virage de couleur (ou le saut de pH) est très brutal, et un seul excès de goutte peut te faire dépasser largement l'équivalence, faussant tout le calcul qui suit.

