L'énergie qui accompagne les réactions chimiques
Réactions exothermiques et endothermiques
Toute transformation chimique échange de l'énergie
Quand du méthane brûle dans l'air, la réaction dégage de la chaleur : la flamme chauffe une casserole, une pièce, l'air ambiant. Quand tu dissous du nitrate d'ammonium dans l'eau d'un bécher, c'est l'inverse : le bécher devient froid au toucher. Dans les deux cas, une réaction chimique s'accompagne d'un échange d'énergie avec le milieu extérieur.
Deux comportements opposés
- Une réaction est exothermique quand elle libère de l'énergie vers le milieu extérieur, le plus souvent sous forme de chaleur. La combustion, les réactions de neutralisation acide-base, la respiration cellulaire sont exothermiques.
- Une réaction est endothermique quand elle absorbe de l'énergie prélevée sur le milieu extérieur. La dissolution du nitrate d'ammonium, la photosynthèse, la fusion de la glace sont endothermiques.
Un indice, pas une preuve absolue
La variation de température du milieu extérieur est un indice pratique : elle augmente pour une réaction exothermique (l'énergie libérée réchauffe l'entourage), elle diminue pour une réaction endothermique (l'énergie est puisée dans l'entourage, qui se refroidit). Mais l'indice réel et rigoureux est l'énergie échangée à pression constante, qu'on appelle l'enthalpie de réaction, notée ΔrH.
Erreur classique
Ne confonds pas "réaction rapide" et "réaction exothermique" : la vitesse d'une réaction (sa cinétique) et le sens de son échange d'énergie (sa thermochimie) sont deux notions totalement indépendantes. Une réaction peut être très lente et pourtant fortement exothermique (la rouille du fer, par exemple), ou très rapide et endothermique.

